dimanche 26 juillet 2015

EUGENIE BOUCHARD MARCHE-T-ELLE TOUJOURS DANS LES PAS DE SHARAPOVA ?


L'ascension de la jeune Canadienne Eugenie Bouchard a été fulgurante dans le monde du tennis professionnel.  Un peu comme celle de Maria Sharapova, son idole d'enfance, une dizaine d'années auparavant.  Cette dernière a triomphé à Wimbledon alors qu'elle n'avait que dix-sept ans.  En 2012, à dix-huit ans, celle qui préfère se faire appeler "Genie", a aussi remporté le prestigieux tournoi anglais, mais dans la catégorie junior, cependant.  Une fois rendue chez les professionnelles, elle croyait bien pouvoir imiter son modèle l'an passé, lorsqu'elle a atteint la finale de Wimbledon contre Petra Kvitova.  Mais celle-ci ne lui a donné aucune chance en la battant décisivement.  Durant ce match, j'imagine que tout le monde a remarqué que la championne a parfois lancé des regards mauvais à sa jeune rivale.  Ce qui est significatif, à mon avis.


PETRA  KVITOVA
L'attitude et le comportement de Bouchard, depuis son entrée chez les pros, doivent en irriter plusieurs parmi ses consoeurs de la WTA.  Sans parler de son langage, autant corporel que verbal, qui peut s'avérer arrogant et suffisant, à la limite...  Montrer sa belle confiance en étant "cool" sur le terrain, et avoir visiblement du plaisir en jouant les princesses avec le jet-set international, sur la scène mondaine, ça peut passer quand vous gagnez régulièrement, mais lorsque vous vous mettez à perdre souvent, on ne se gêne pas pour vous faire des reproches et se moquer de vous.  La recette est vieille comme le monde : lorsque vous êtes au sommet, on vous envie et on vous jalouse; lorsque ça va moins bien, on vous descend et on vous méprise...  Ça semble être devenu le lot d'Eugenie depuis quelque temps. 



En pleurs après cette cuisante défaite, à Londres, contre l'imposante Kvitova, la native du huppé quartier Wetmount, à Montréal, n'a plus été la même par la suite, du moins, sur les courts de tennis.  Cette année, elle connaît jusqu'ici une saison atroce.  Elle semble perdue et ne pas avoir de solution pour corriger son jeu erratique.  Ses nombreux admirateurs, qui, l'an passé avaient formé la "Genie Army", sont désolés et incrédules.  La foule des fans qui, à leur suite, avaient sauté dans le train de popularité de la mignonne blonde québécoise, commencent déjà à débarquer.  Bien qu'elle croit fermement qu'elle va bientôt faire tourner le vent en sa faveur, Eugenie n'a pu s'empêcher de le remarquer avec une certaine amertume.  Les déboires actuels de Bouchard peuvent s'expliquer de plusieurs façons, bien que l'on ne puisse évidemment pas en être sûrs.


On peut porter des jugements de gérants d'estrade sur les performances et la vie "hors-terrain" d'Eugenie Bouchard, mais l'avis des experts ou des gens qui la côtoient a bien plus de valeur.  Même si elle se dit fatiguée d'être comparée à Maria Sharapova (photographiée ci-contre avec elle, à Miami, alors qu'Eugenie était une enfant) parce qu'elle veut être reconnue en tant que "Genie" et personne d'autre, Bouchard aurait avantage à écouter les conseils de la championne russe.

Sharapova a elle aussi connu des difficultés après ses premiers succès, et si elle est parvenue à les surmonter c'est à cause de son entourage : «Pour moi, la décision la plus importante n'a rien eu à voir avec le tennis, mais bien avec les personnes avec qui j'ai décidé de m'entourer et qui ont fait les bons choix pour moi.  À cet âge, c'est difficile de choisir, on a beaucoup d'opportunités qui s'offre à nous, certaines extrêmement emballantes pour une jeune femme : participer à des grands événements, rencontre des vedettes, se retrouver en couverture de grands magazines.» (...) «Ce sont des choses très "cool" pour une jeune fille et je me suis amusée, mais il ne faut pas oublier que c'est le fait de gagner des matchs de tennis qui m'a amené là», souligne à juste titre celle qui est devenue l'athlète féminine la plus riche de la planète.

Sans oser penser que Mademoiselle Bouchard va imiter son ancienne idole à ce chapitre, il faut dire qu'elle est bien partie avec des gains de plus de 4 millions de dollars grâce à ses exploits sur le circuit de la WTA.  D'ailleurs, des firmes spécialisées en marketing estiment que la jolie et sexy Genie est présentement la sportive qui a le plus grand potentiel "commercial".  




Eugenie Bouchard a suivi le parcours typique des athlètes d'exception.  Comme Sharapova, elle a été rapidement obsédée par son sport et elle a commencé à le pratiquer dès sa tendre enfance.  Talentueuse, elle a sacrifié la vie normale d'une fillette pour s'améliorer sans cesse, au prix de longues heures d'un dur entraînement, pendant que les enfants de son âge s'amusaient avec leurs amis.

Comme tous les sportifs qui réussissent, celle qui a été la première Canadienne (autant chez les hommes que chez les femmes) à atteindre une finale d'un tournoi du grand chelem), a démontré énormément d'intensité et de détermination.  Elle a toujours cru en elle.  Et ses parents aussi puisque, quand elle a eu douze ans, ils ont déménagé la famille à Miami pour que Genie -et sa soeur jumelle Béatrice- bénéficient des meilleurs entraîneurs et des meilleurs sites d'entraînement pour le tennis.  Encore là, Bouchard suivait les traces de Sharapova qui, adolescente, avait quitté la Russie pour la Floride.



Si elle a surpris le monde du tennis en remportant beaucoup de succès dès le début de sa carrière, Eugenie Bouchard a encore plus étonné par les réponses qu'elle donnait quand on l'interrogeait à ce sujet.  «Chaque poussée victorieuse que j'ai réussie ne m'a jamais surprise, parce que j'y ai mis dix ans de dur travail», explique-t-elle souvent pour justifier l'exploit qu'elle a réalisé en passant en très peu de temps du 144e au 7e rang du classement mondial des joueuses de la WTA.

Si bien préparée qu'elle ait été, Genie doit s'adapter comme toutes les autres jeunes prodiges de la raquette.  Ses adversaires la connaissent maintenant mieux.  On a étudié et analysé son jeu.  Ses forces et ses faiblesses ne sont plus des secrets.  On est mieux préparé à l'affronter.  Des blessures, notamment à l'abdomen, ont aussi ralenti celle qui a remporté son premier tournoi d'importance à Nuremberg, l'an dernier, après avoir été nommée "Révélation de l'année" en 2013.  Après être tombée en panne cette saison, Bouchard a glissé en 26e position au classement de la WTA.



C'est une chose extrêmement ardue de se hisser parmi les meilleures joueuses de tennis au monde.  Ce l'est encore plus de demeurer parmi cette élite, comme le rappelle encore une fois Maria Sharapova : «Ça prend du temps pour être capable de rester au sommet et de prouver qu'on est capable de demeurer parmi les meilleures.  J'ai gagné Wimbledon lorsque j'avais 17 ans et je croyais que j'allais gagner tous les matchs par la suite.  Ça m'a pris du temps pour réaliser que la réalité allait être bien différente» d'ajouter la reine de beauté russe, qui a connu un long passage à vide quand elle tentait de récupérer tant bien que mal après une opération chirurgicale à l'épaule.

Les choses ont également commencé à se détériorer quand Eugenie Bouchard s'est brouillée avec son entraîneur de longue date (huit ans) Nick Saviano.  On se rappelle que Genie a piqué toute une colère à l'endroit de son coach, durant un entraînement à Roland-Garros en juin 2014, le jour précédant sa défaite en demi-finale du tournoi français, contre Sharapova.  Claquant furieusement une balle en-dehors du court, elle avait crié à Saviano : «Alors, à la base, je n'ai pas la permission de te dire mon opinion ?».  Quelques semaines plus tard elle mettait fin à sa longue et fructueuse association avec Saviano (photo ci-dessous) en le remplaçant par Sam Sumyk.


Ce changement n'a pas encore rapporté les dividendes escomptés...  Pendant les matchs de Bouchard, l'an passé, on voyait souvent Saviano hocher négativement de la tête quand sa protégée manquait des coups faciles.  Il n'aimait pas non plus la fâcheuse habitude qu'avait Genie de tarder à se mettre en marche à chaque début de match.  Elle devait presque constamment revenir de l'arrière pour renverser le cours des parties.



Cette saison, elle en est incapable.  Saviano était certes sévère et très exigeant, mais c'est manifestement ce que ça prenait pour pousser Bouchard.  Est-ce que la jeune vedette a pu souffrir d'un excès de confiance et se penser déjà trop bonne pour endurer le dur régime et les réprimandes de son réputé coach ?

On peut aussi se demander si tout le tourbillon médiatique autour d'elle, et toutes les distractions causées par ses multitudes participations à des fêtes ou à des activités de promotion de tous genres, ne lui ont pas fait perdre le focus sur son tennis.  Sans compter toutes ces obligations reliées à des commandites ou des publicités pour Nike ou Coca-Cola.  On l'a aussi vu se payer du bon temps avec des célébrités comme Drake, Justin Bieber, Jim Parsons, Kevin Hart, Billy Bush, Will Ferrell et bien d'autres.

Bouchard adore également le monde de la mode.  Elle a signé un contrat pour être associée à l'agence de mannequins IMG et elle a posé, entre autres, pour les revues FLARE (photo ci-dessous), VOGUE et ELLE QUÉBEC.  Elle revendique le droit de bien paraître dans des tenues de mode et d'afficher ainsi son côté "fille".  Mais prend-t-elle maintenant trop de plaisir à tremper dans le monde accaparant du show-business ?  Est-elle aussi passionnée qu'avant pour son sport ?  A-t-elle autant soif de victoire ?  On l'a entendu dire après une récente défaite que ce n'était pas la fin du monde, et qu'elle songe déjà à son après-carrière. 


Lorsqu'on lui demande si elle ne subit pas cette année une pression supplémentaire, considérant le succès qu'elle a eu en 2013 et en 2014, elle répond avec défiance que plus elle a de la pression, plus elle aime ça : «emmenez-en de la pression», ajoute-t-elle.



L'expert québécois en tennis, le vénérable Eugène Lapierre, a noté lui aussi les problèmes qui semblent affecter Bouchard.  D'après lui, ses insuccès de cette saison ne sont pas attribuables à un manque de talent ou de lucidité.  Fort de sa longue expérience, Lapierre affirme qu'il ne faut pas paniquer dans le cas de Genie.  Elle n'a que 21 ans et c'est normal qu'elle commette des erreurs de jeunesse.  D'ailleurs, à ses yeux, ce n'est pas tant son jeu qui est préoccupant : «C'est dans sa tête que ça se passe.  Elle doit régler ses problèmes autour d'elle.  Changer sa façon de se préparer notamment» (...) «On la sent moins concentrée quand elle se présente sur le terrain.  Elle doit retrouver le plaisir de jouer... Prendre le temps de régler ses bobos physiquement.»



À n'en pas douter, "l'effet" de la grande beauté d'Eugenie dans les médias sociaux -plus de deux millions de fans la suivent, parmi lesquels plusieurs lui envoient des déclarations d'amour-, ou traditionnels, représente un danger.  D'autres joueuses au physique superbe, comme Anna Kournikova (photo ci-dessus) ou Ana Ivanovic (photo ci-dessous) se sont laissées happer dans les remous d'un tapage publicitaire qui a fini par les subjuguer.  Leurs performances, sur les terrains de tennis, en ont souffert.  Il ne faudrait pas que ça se produise dans le cas de Genie.  Elle doit être forte mentalement, apprendre des expériences vécues par les autres belles du tennis, et savoir mieux s'entourer de personnes compétentes, à qui elle pourra se fier pour déterminer ce qui est vraiment bon pour elle et sa carrière.



En jeune femme "cool" et bien de son temps, Bouchard a parfois tendance à se laisser aller, sans réfléchir, à son "feeling" du moment.  Pour elle, le sport professionnel comporte une part de spectacle et de divertissement auquel elle participe en essayant de s'amuser un peu.  En janvier dernier, après un match en Australie, un reporter s'est amené sur le terrain et, la complimentant sur son "look", il lui a demandé de faire un tour complet sur elle-même (vidéo ci-dessous), comme si elle était dans une parade de mode.  Genie s'est exécutée mais elle s'est sentie un peu gênée et elle s'est cachée le visage dans les mains.  Les féministes, dont l'ex-championne de tennis Billie Jean King, ont taxé le reporter de "sexiste", et elles ont condamné son comportement.  L'incident a été baptisé du nom de "Twirlgate" et il fait encore beaucoup jaser.  Les opinions sont partagées à ce sujet.  Bouchard elle-même ne s'en formalise pas.

Comme c'est le cas aussi pour une autre histoire, qui s'est produite encore après un match en Australie l'an dernier, quand une commentatrice lui a demandée quel serait son petit ami idéal pour une sortie "en amoureux".  Jouant le jeu, pour rigoler et faire rire les spectateurs, Eugenie a mentionné le nom de Justin Bieber.


Toujours dans le même pays, cette année, après une victoire contre Serena Williams, Bouchard a commenté avec humour le manque d'énergie de sa rivale américaine en disant que celle-ci aurait peut-être eu besoin d'un autre café.  Dans un match précédent, Williams, fatiguée, avait demandé une pause et...un café pour se remonter parce qu'elle se sentait à plat...  La super championne américaine n'a pas dû apprécier l'humour de la Québécoise... 



Si la jeune vedette Canadienne aime soigner son image c'est également parce que c'est dans l'air du temps pour les "tennis women" d'aujourd'hui.  Chaque joueuse, surtout si elle a belle apparence, possède un certain potentiel "commercialisable" dans le "sport-spectacle", à l'ère de FaceBook et de Twitter.  Il en résulte une sorte de pression supplémentaire.  Une pression qui, si elle est exagérée, peut être mal gérée.

Après avoir sacrifié une grande partie de son enfance afin de réaliser son rêve de devenir une des meilleures joueuses de tennis au monde, il est possiblement normal qu'Eugenie Bouchard cherche à rattraper le bon temps perdu en s'amusant enfin.  Surtout quand les opportunités de le faire se présentent en aussi grand nombre, à un si jeune âge.  Mais, au tennis, -comme dans le sport professionnel en général-, rendue à ce niveau d'excellence, rien n'est jamais acquis.  Il faut inlassablement s'améliorer et raffiner son jeu pour demeurer au sommet.


Malgré les feux de la rampe et la rançon de la gloire, Maria Sharapova a compris qu'il faut toujours se réinventer, donner son maximum et garder les pieds sur terre.  C'est bien beau la confiance en soi, mais avoir peur de glisser dans la médiocrité, et de perdre, est aussi sain et salutaire pour rester sur le qui-vive et faire face avec succès aux défis et aux obstacles qui ne manquent pas de se dresser tout le long du chemin.



Eugenie Bouchard marchera-t-elle dans les pas de Sharapova ou se perdra-t-elle dans ceux de Kournikova ?  Seul l'avenir nous le dira...  Genie a encore beaucoup de temps devant elle pour prouver à ses détracteurs qu'ils font fausse route en lançant la serviette à son sujet.  Mais qui sait si une autre jeune Canadienne, la très athlétique Françoise Abanda (photo ci-dessus), 18 ans, ne pourra pas un jour damer le pion à Bouchard.  Une fois son développement physique achevé et son jeu suffisamment poli, cette autre jolie joueuse native de Montréal pourrait faire elle aussi tourner bien des têtes.


* * *

Histoire de s'amuser, que pourrait dire Justin Bieber s'il était vraiment l'amoureux de Genie et qu'il voudrait la supporter en ces temps difficiles pour elle.  Il lui chanterait peut-être sa chanson "UP".  Je l'ai intégrée dans le diaporama ci-dessous...



  

mardi 18 mars 2014

LIZ GORMAN DEMANDE DU RESPECT POUR ELLE ET LA LFL...

Dans les sondages d'opinion publique, le journalisme se classe fréquemment parmi les professions les moins bien cotées par les personnes interrogées.  Les membres des médias se retrouvent au bas de l'échelle avec les politiciens et les avocats.  Ces trois métiers ont en commun d'avoir des "problèmes" avec l'honnêteté et la vérité.  Dans un monde où tout va tellement vite et où il faut souvent prendre des raccourcis et simplifier les choses à outrance, il n'est pas facile pour les journalistes de concilier les faits réels, souvent complexes, et les exigences de l'instantané de l'information spectacle des réseaux de nouvelles télé en direct.  Dans un tel contexte et avec des informateurs qui tentent sans cesse de vous manipuler pour faire passer leur message biaisé, il est ardu de respecter les heures hâtives de tombée et de dresser un portrait complet et fidèle des différentes situations qui se bousculent dans l'actualité du jour.  Il apparaît alors presque impossible de ne pas tronquer fatalement la vérité et de donner un résumé juste de ce qui se passe à l'instant où ça se produit.

Le journalisme est un métier périlleux à cause de cela et pour bien d'autres raisons.  On a qu'à penser aux journalistes de guerre ou à ceux qui couvrent des événements explosifs comme des catastrophes ou des manifestations violentes.  Ce n'est pas tout le monde qui peut supporter le stress de courir les nouvelles et de s'exposer parfois aux menaces ou au danger que peuvent représenter des gens hostiles qui ont intérêt à ce que la vérité ne soit pas révélée au grand jour.  Des fanatiques et des extrémistes, il y en a dans plusieurs domaines, y compris celui du sport.  Il faut faire attention à ce que vous dites ou à ce que vous écrivez car un seul mot peut vous mettre dans le pétrin si vous déplaisez aux partisans farouches d'un club de sport dont vous décrivez ou critiquez les activités.  À titre de journaliste vous devez vous efforcer de rester neutre peu importe les événements et ce, même si vous êtes sous pression.  Beaucoup estimeront que cela est impossible et qu'en tant qu'êtres humains, les journalistes ne peuvent pas toujours contrôler leurs sens, leurs émotions et leurs opinions personnelles.  Tous ces éléments teinteront indubitablement le compte-rendu de leurs affectations de presse.




Certaines couvertures journalistiques sont plus délicates que d'autres.  Par exemple, prenons le cas d'un journaliste qui doit réaliser sur le terrain une interview avec la plantureuse Liz Gorman, après une partie de la LEGENDS FOOTBALL LEAGUE (ex-Lingerie Football League).  À cause du physique époustouflant de la joueuse, et du peu de linge qu'elle porte, il est probable que l'homme qui l'interroge aura du mal à se concentrer sur les questions qu'il doit lui poser.  Et c'est là le noeud du problème quand on parle de la LFL et de ses vedettes.  Est-ce un vrai sport ou bien un divertissement sensationnaliste pour voyeurs ?  Les joueuses disent vouloir qu'on les considère d'abord comme des athlètes, mais, d'un autre côté, elles participent à des campagnes de promotion au cours desquelles elles semblent prendre plaisir à s'exhiber en bikini, dans des poses ultra-sexy.  Avant la saison 2013, la LFL a peut-être tenté de faire taire un peu les critiques venant des milieux féministes et conservateurs qui se déchaînent contre leur organisation.  Avant l'an dernier, la LFL était la LINGERIE FOOTBALL LEAGUE.  Elle tirait son appellation du fait que ses joueuses, toutes aussi sexy et jolies les unes que les autres, se disputaient des matchs de football en petite culotte et en brassière ornées de dentelle.  Sans oublier la jarretière qui complétait cet accoutrement qui faisait hurler les femmes émancipées qui condamnent cette mascarade, qu'elle jugent dégradante et qui, selon elles, fait reculer la condition féminine.  Maintenant, les tigresses de la LFL évoluent en bikini.  Ce qui ne changent pas grand chose pour leurs nombreux détracteurs.  En même temps, ces critiques ne semblent pas affecter la popularité de ce football sexy.  On dit que c'est le sport qui connaît actuellement la plus forte progression dans le monde.  En plus des États-Unis, on le retrouve maintenant au Canada et en Australie, entre autres.




Liz Gorman est une des joueuses qui a le plus contribué à la popularité de ce sport vraiment spécial qui se joue à sept contre sept.  À voir son intensité sur le terrain et ses "courbes" affriolantes, on comprend pourquoi !  Mais son corps de rêve porte quand même les stigmates d'un sport où les contacts sont réels, rudes et dommageables.  Quelques cicatrices révèlent que la jeune femme née il y a 27 ans à Syracuse, New York, a payé le prix pour assouvir sa passion du sport.  À l'école secondaire, elle excellait au basketball, au softball et au soccer.  C'est en pratiquant ce dernier sport qu'elle s'est d'ailleurs déchirée un ligament du genou, en 2004.  Elle a dû arrêter de jouer pendant un an.  Mais on avait eu le temps de voir son talent et son immense potentiel; ce qui lui a valu une bourse d'études à l'Université Judson, pour laquelle elle a joué pendant deux saisons, avant de devoir subir une opération au genou.  Elle a disputé sa dernière année d'éligibilité au soccer, au Southern College en Floride, tout en obtenant son diplôme universitaire en relations publiques et marketing.




Au sortir de ses études, en 2009, Gorman profite de l'avènement de la nouvelle Lingerie Football League pour tenter sa chance dans cette aventure qui s'annonce excitante.  C'est avec le Breeze de Tampa qu'elle s'aligne.  Versatile, elle joue à la fois à l'attaque comme receveur de passes et en défensive comme demi.  C'est dans ce dernier rôle qu'elle a impressionné le plus en étant d'ailleurs nommée la joueuse défensive de l'année 2010, ainsi que joueuse la plus utile à son équipe.  Dans la courte histoire de la LFL, on s'accorde pour dire qu'elle a probablement été la joueuse la plus dominante.  L'an passé, elle a signé un contrat avec le Temptation de Los Angeles, mais elle a raté presque toute la saison à cause de blessures.  Sur la photo ci-dessus, on peut voir Liz en compagnie de deux de ses nouvelles coéquipières, Angela Rypien à gauche, et Natalie Jahnke, à droite.  Même si on parle de "contrat", il faut spécifier que depuis deux ans, la LFL est devenu un circuit amateur, qui ne paie plus ses joueuses.  Celles-ci doivent donc gagner leur vie en faisant autre chose, en dehors des terrains de football.


Elizabeth Grace Gorman, de son vrai nom, ne s'est pas fait remarquer seulement par ses exploits sur les terrains de football.  S'entraînant toujours fort et arborant une forme physique impeccable, ses "habits de travail" ont fait ressortir sa grande beauté.  Des agences de mannequinat en ont pris note et c'est ainsi qu'elle occupe parfois ses heures à poser pour des photographes de mode.  On a pu encore admirer récemment sa formidable plastique dans les pages du magazine WOMEN'S RUNNING.  En plus de servir de modèle, elle pourrait tout aussi bien orienter sa carrière pour devenir entraîneuse personnelle ou entrepreneur.  Reconnaissante du bonheur et du plaisir qu'a apporté le sport dans sa vie, Liz a fondé HEALTH & HAPPINESS, un programme de mentorat sans but lucratif qui vise à aider les enfants désavantagés, en favorisant, si possible, leur développement athlétique.




Mais sa mission en qualité de vedette de la LFL n'est pas encore terminée.  Gorman veut par-dessus tout que le sport qu'elle pratique, avec tellement de passion, soit reconnu et respecté.  Elle désire ardemment que l'on arrête de juger sévèrement les joueuses à cause de leur uniforme.  Il faut qu'on leur donne une chance, plaide-t-elle.  Ce sont avant tout des athlètes qui aiment leur sport et qui donnent de belles performances en jouant au football».  Son ambition ?  «Je veux, que l'on se souvienne de moi comme étant la femme qui a brisé le moule du football» (...) «paver la voie à une nouvelle génération de femmes qui veulent se surpasser comme les hommes le font, pour accéder à un niveau supérieur de forme physique».  On veut bien la croire, mais comme c'est le cas des journalistes, qui devraient toujours entretenir le doute pour bien jauger les choses et ne pas tomber dans le piège des manipulateurs de vérité, il faut être un peu sceptique en pensant que ce n'est pas demain la veille que le football en bikini deviendra un sport "noble", et autre chose qu'un divertissement flirtant dangereusement avec le sexisme...


mardi 9 octobre 2012

AHHHH !!! CES EXCITANTS CALENDRIERS DE FILLES SEXY !


Cela dépend de votre tempérament et du lieu où vous étiez quand c'est arrivé.  L'âge que vous aviez à ce moment-là importe également, ainsi que l'éducation que vous aviez reçue et la façon dont vos parents vous ont élevés.  La religion, les us et coutumes de la société, et l'air du temps ont sûrement influencé votre réaction lorsque cet évènement est survenu.  Je veux parler de la première fois que vos yeux ont croisé un calendrier mural exposant de grandes photographies en couleurs ayant pour sujets des filles en bikini ou complètement nues...  Selon les conditions que je viens d'énumérer, vous avez ressenti un choc ou de la gêne.  Vous avez été décontenancés ou intrigués.  Vous avez ri ou rougi.  Vous avez été amusés ou excités de la découverte que vous veniez de faire.  Si ce genre d'aventure est presque banal de nos jours, tellement l'hyper-sexualisation a fait son oeuvre, c'était tout le contraire dans les années allant de 1960 à 1980.  Si à cette époque, vous aviez entre huit et douze ans, vous étiez encore dans l'innocence de l'enfance et vous étiez à cet âge où on est curieux et où on pose des tas de questions.



Votre premier calendrier de filles sexy ou toute nues vous est possiblement "tombé" dessus par un bel après-midi d'été, durant les vacances.  Ce jour-là, vous aviez harcelé votre père afin de pouvoir l'accompagner chez le mécanicien, au garage où il devait aller pour faire réparer le véhicule familial.  Sachant que vous étiez passablement turbulent et que vous aviez la fâcheuse habitude de fouiner partout quand vous découvriez une nouvelle place, votre paternel ne voulait pas vous amener avec lui, mais il avait fini par céder à votre demande mille fois répétée.  Rendu à l'atelier de mécanique, vous aviez vite fait de confirmer les appréhensions de votre pauvre papa.  À peine entré dans le garage, au milieu du bruit des outils et des effluves d'huile à moteur, vous vous étiez mis à crier et à courir partout !  Après avoir été sévèrement réprimandé par votre père, vous aviez fini par vous tranquilliser et par vous asseoir dans la salle d'attente, qui ressemblait davantage à un bout de couloir rempli de courants d'air, de poussière et de divers objets hétéroclites plus ou moins graisseux.  



Une fois assis, vous aviez joué au bon petit garçon bien sage.  Mais ce n'était qu'un leurre...  Dès que l'on vous avait oublié et que votre papa s'était absenté pour aller aux toilettes, vous aviez galopé en direction de l'arrière de l'atelier.  Vous aviez pénétré alors dans une zone où les clients ne sont normalement pas admis.  C'est alors que le choc s'était produit !  Vlan !  Vous étiez arrivé "face à face" avec cette blonde pulpeuse au corps nu, qui dévoilait des charmes qui vous étaient inconnus, sur cet immense calendrier qui ornait le mur devant vous.  Vous en étiez resté bouche bée et fortement impressionné, jusqu'à ce que votre père en colère vous attrape par le collet en vous grondant et en vous condamnant à ne plus l'accompagner nulle part, à l'avenir...

Évidemment, en Amérique, il y a 40 ou 50 ans, vous n'auriez pas vu de tels calendriers dans tous les garages de mécanique automobile.  Surtout pas à la campagne où oser arborer de telles "cochonneries" aurait fait scandale et aurait constitué un péché mortel.  Le propriétaire fautif, de cet objet de tentation, aurait été stigmatisé par les membres du clergé catholique de la paroisse.  Mais à la fin des années soixante, avec l'avènement des hippies et de l'amour libre, ces calendriers, jadis "honteux", mis sur le marché par des compagnies comme PLAYBOY, PENTHOUSE ou PIRELLI, se répandirent un peu partout et en grandes quantités.  Les calendriers Pirelli, avec leurs photos de filles nues dont les parties intimes étaient parfois cachées par...un pneu, étaient fort populaires chez les garagistes !



Puis, au début de la décennie 1990, on a assisté à une prolifération incroyable de ces affiches pornographiques indiquant les mois et les jours de l'année, bien que ces "détails" étaient bien secondaires...  Afin d'amasser de l'argent pour des causes sociales, des oeuvres de charité ou pour aider à combattre des maladies, des personnes appartenant à divers groupes ont voulu attirer l'attention en se faisant photographier dans leur plus simple appareil et en vendant au grand public, sous forme de calendrier, le produit de leur "audace" ou de leur exhibitionnisme.  Des équipes féminines de sports ont aussi employé ce moyen plutôt radical pour financer leurs activités.  Bientôt, des artistes, des célébrités, des athlètes renommés, des pompiers, des militaires et même des membres des forces policières ont laissé tomber les vêtements pour se joindre à ce vaste mouvement "nudiste".  Mais cet "effeuillage" de personnes de tous genres au corps souvent pas très photogénique, ne plait pas à tout le monde.  Les calendriers présentant des clichés trop explicites, peu professionnels ou de mauvais goût n'ont pas eu la faveur des acheteurs.  Ces derniers se rabattant plutôt sur des produits au contenu "artistique" et/ou humoristique.




De fait, les calendriers qui mettent en vedettes des filles sexy, en tenues de plage ou en lingerie, dans des décor exotiques, ont davantage la cote auprès des "consommateurs".  En matière de contenu sexy, mieux vaut suggérer que tout dévoiler.  Mieux vaut laisser une bonne place à l'imagination du "voyeur"...  À ce chapitre, les calendriers des cheerleaders de diverses équipes de sports comme celles de la Ligue Nationale de Football (NFL) sont des exemples parfaits.  De telles initiatives font d'une pierre trois coups.  Elles font la promotion du club; l'argent qu'elles rapportent est versé partiellement ou en entier à des oeuvres communautaires; et elles font les délices des amateurs de football.  On était habitué aux calendriers de meneuses de claques en bikini, mais l'organisation des Bengals de Cincinnati (NFL) a poussé le concept un peu plus loin en demandant à leurs filles de porter plutôt de la lingerie fine.  Le résultat est assez probant merci ! (photo ci-dessus)



Les Pom-Pom girls des Dolphins de Miami (NFL - ci-dessus -) n'ont pas encore troqué le costume de bain pour les sous-vêtements faits de broderies et de dentelles, mais cela ne les empêche pas de resplendir dans les pages de leur calendrier annuel.  Elles sont déjà éblouissantes dans leur uniforme de cheerleaders, mais elles sont encore plus charmantes et séduisantes en bikini, quand des photographes professionnels exercent tout leur talent et leurs artifices pour mettre en valeur leurs courbes affriolantes et leur silhouette de déesses.  Le décor enchanteur des contrées du Sud, dans lequel ils s'exécutent, ne nuit pas non plus à leur art.  Le diaporama ci-dessous en donne un bon aperçu...